LA BIENHEUREUSE MÈRE MARIE-CÉLESTE

 

Elle naît à Naples (Italie), le 31 octobre 1696. Elle est la 10ème enfant de la famille. Rayon de soleil par son entrain et sa bonne humeur, choyée de tous et cependant secrète, très tôt, elle commence l’expérience d’une vie mystique étonnante. Jésus est son compagnon intime, il lui apprend à prier, à ne jamais le laisser seul dans son cœur. Il l’amènera jusqu’aux plus hautes cimes de la contemplation. A travers d’énormes épreuves, elle donne à l’Église, avec l’assistance de saint Alphonse de Liguori, l’Ordre du Très-Saint-Rédempteur. La Rédemptoristine se veut au cœur du monde, le vivant portrait du Christ en tout son mystère. Son livre de Vie est l’Évangile, selon le désir de Jésus.

 

À 21 ans, la jeune Giulia (c’est son nom de baptême) brûle de se donner à Dieu. Au printemps 1718, elle entre au Carmel de Marigliano près de Naples. Avec enthousiasme, elle découvre la mystique thérésienne. Comme sainte Thérèse d’Avila, Giulia est fascinée par le Seigneur. Le 21 novembre 1719, elle émet des vœux de religion. En 1723, le Carmel ferme ses portes et les Sœurs doivent chercher un autre monastère. Sur les conseils du Père Falcoia, elle est reçue au monastère de Scala sous la règle de la Visitation (1724). L’année suivante (1725), le Seigneur lui révèle que par son entremise, il veut fonder un nouvel Institut, et lui demande d’en écrire la Règle de Vie. Jésus lui-même lui en inspire toute la substance et elle est écrite avant même d’être expérimentée. Le 13 mai 1731, en la fête de la Pentecôte, grâce à saint Alphonse de Liguori qui la fait approuver, la nouvelle Règle entre en vigueur. L’Ordre du Très-Saint-Rédempteur est né. Mais, selon la norme de toute œuvre divine, Sœur Marie-Céleste doit partager la croix de son Seigneur. Par suite d’incompréhensions et de heurts avec Père Falcoia et d’accepter celui-ci pour son directeur d’âme exclusif, comme il l’exigeait d’elle…Mère Marie-Céleste connaît alors quelques années d’errance. A la demande de l’évêque de Nocera di Pagani, elle réforme un couvent à Pareti. Après avoir tenté un établissement à Roccapiemonte, elle fonde un monastère à Foggia en 1738. L’amitié de saint Alphonse de Liguori, puis celle de saint Gérard Magella l’y accompagnent; toute la ville vénère « la sainte Prieure ». Elle meurt le 14 septembre 1755. Son corps repose au monastère de Foggia.