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LE COLIBRIS À GORGE RUBIS

La population de Colibris à Gorge Rubis est stable.Le Colibri à gorge rubis forme une classe à part dans la faune ailée par sa petitesse, son adresse au vol et ses migrations. Le trait le plus remarquable du colibri est sa façon de voler. Il se déplace à une vitesse incroyable, change rapidement de direction et disparaît, telle une minuscule flèche verte. Il est le seul oiseau à pouvoir faire du sur-place en battant des ailes. Lorsqu’elles sont en mouvement, ses ailes pointues semblent disparaître. Au moyen de la photographie ultra-rapide, des scientifiques ont pu établir qu’elles atteignent un rythme de 55 à 75 battements à la seconde.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le Colibri à gorge rubis (Archilochus colubris) est l’espèce la plus commune et la plus répandue de la famille des colibris (oiseaux-mouches) au Canada. De l’extrémité de son bec jusqu'au bout de sa queue, il mesure entre 7,5 cm et un peu plus de 9 cm. Puisqu’il a la même taille qu’un gros insecte, on le confond souvent, surtout à la tombée de la nuit, avec des sphinx des papillons dont les dimensions, la forme et la façon de voler sont similaires.

 

Le mouvement rapide des ailes produit un bourdonnement distinct, qui augmente et décroît selon la vitesse des battements. Lorsque le rythme est très rapide, le bourdonnement se transforme en une haute note continue, semblable à celle que produisent les flèches ou les balles de fusil qui percent l’air.

 

Les colibris, tant mâles que femelles, défendent vigoureusement leurs réserves de nourriture et les environs contre les intrus. Ces affrontements mènent à des poursuites vives et persistantes, qui se terminent parfois par des combats. Le petit oiseau se sert de sa vitesse et du bourdonnement de ses ailes pour intimider des intrus. Il recourt à certains types de vol pour manifester son agressivité. Par exemple, l’oiseau part d’un élan rapide et décrit un arc horizontal en U autour de la tête de l’intrus. Ou encore, il se balance de haut en bas comme un pendule. Ces deux types de vol s’accompagnent de notes aiguës, et le bourdonnement des ailes imite celui d’un gros bourdon en colère. Le colibri persiste dans son attaque et continue d’ennuyer l’intrus jusqu’à ce que ce dernier s’enfuie.

 

Nous savons maintenant que les Colibris à gorge rubis descendent vers le sud à l’automne et qu’ils remontent vers le nord au printemps. Des observateurs ont été témoins, particulièrement à l’automne, de vols spectaculaires de ces minuscules oiseaux, passant comme un éclair en grand nombre au-dessus de leur tête à des endroits comme à la pointe Pelée et à Port Stanley en bordure des Grands Lacs. Il a été également établi que les colibris traversaient les 800 km du golfe du Mexique, pour se rendre à leur aire d’hivernage et pour en revenir.

Le Colibri à Gorge Rubis ne bois pas le nectar comme on le ferait avec une paille. Le nectar pénètre plutôt dans sa bouche par capillarité.