| Page Principale Galeries oiseaux  |
 

LE FOU DE BASSAN

Le fou de Bassan tire son nom de son comportement : il repère les bancs de poissons au vol, plongeant en piqué d'une hauteur de 30 mètres parfois. En approche finale, il adopte une posture aérodynamique typique (à l'image d'un concorde : les concepteurs s'inspirèrent de cet oiseau pour la posture aérodynamique de l'avion !) lui permettant de rentrer dans l'eau à 100km/h sans se blesser. Il plonge ainsi à 6-7 mètres de profondeur, sous le banc de poissons, avant de remonter vers la surface, traversant le banc au passage et capturant sa proie. Lorsqu'il remonte à la surface, sa proie est généralement déjà engloutie ; d'où son nom de 'fou' attribué par les pêcheurs écossais, premiers observateurs de cet oiseau, surpris par ces plongeons spectaculaires et à première vue incensés. Sur les îles un peu éloignées du continent, en colonies. Le fou a besoin d'une falaise pour son envol, ce qui devient un critère important pour la création de nouvelles colonies. L'accouplement au sein de la colonie est synchronisé par la parade nuptiale ; les premiers couples l'exécutant incitant les autres à les imiter. La femelle pond un seul oeuf, courant avril/mai, qu'elle couve de ses grandes pattes palmées durant 40 jours..

 

Le Fou de Bassan est particulièrement bien formé pour se précipiter de très haut sur ses proies. Contrairement à la plupart des autres oiseaux, ses yeux sont disposés de telle sorte qu’ils peuvent tous deux voir vers l’avant, ce qui lui permet de déterminer la profondeur à laquelle nagent les poissons. Son bec, de 100 mm de longueur, est puissant, effilé et dépourvu de narines. Les mâchoires supérieure et inférieure se referment tellement bien qu’il n’y pénètre pas d’eau lorsque l’oiseau fend la mer en plongeant. Son corps est doté d’un réseau de petites poches d’air sous la peau du cou et celle située à la naissance des flancs. Celles-ci se gonflent d’air avant la plongée et contribuent à amortir le choc.